Chère lectrice, cher lecteur,
Pendant plusieurs années, j’ai observé nos institutions de l’intérieur et de l’extérieur — comme chercheur, comme expert, comme citoyen engagé. Diplômé de la London School of Economics and Political Science, titulaire de trois masters et de plusieurs certificats d’études scientifiques avancées, j’ai consacré ma carrière à comprendre un paradoxe : nos institutions publiques ont été conçues pour un monde qui n’existe plus.
L’ONU est née en 1945. Le FMI et la Banque mondiale, en 1944. Ils ont été pensés pour reconstruire l’Europe, contenir l’Union soviétique, gérer une économie industrielle. Aujourd’hui, nous faisons face à l’intelligence artificielle, au dérèglement climatique, à la dette souveraine du Sud Global, aux guerres hybrides, à la désinformation de masse. Les cadres d’analyse du 20e siècle sont à bout de souffle.
C’est ce constat qui m’a poussé à fonder l’Institut pour la Gouvernance et la Politique Globale à Paris.
L’IGPG n’est pas un énième think tank parisien. Nous ne sommes ni un lobby, ni un cabinet de conseil vendant des notes aux plus offrants. Nous sommes un centre de réflexion indépendant, financé par des dotations philanthropiques, qui refuse tout financement compromettant son intégrité. Nos travaux sont guidés par les faits, non par l’idéologie.
Notre mission est simple : penser les institutions du 21e siècle.
1. Le Nord et le Sud doivent dialoguer d’égal à égal.
Les solutions climatiques, financières ou technologiques ne peuvent plus être imposées par l’Occident. L’Afrique, qui représentera un quart de la population mondiale en 2050, doit avoir voix au chapitre dans la réforme du système financier international. C’est pourquoi l’IGPG place le Sud Global au cœur de sa méthode, pas en annexe.
2. Les politiques publiques doivent être modernisées.
Comment gérer l’IA au sein de nos administrations ? Comment réformer des États conçus avant Internet ? Comment lutter contre la désinformation sans censurer ? Ces questions ne sont pas techniques, elles sont politiques. Et elles exigent une expertise à l’intersection du droit, de la technologie et de la science politique — précisément là où se situe mon parcours.
3. La recherche doit servir l’action.
Nos Policy Briefs ne finiront pas dans un tiroir universitaire. Ils iront sur la table des décideurs à Paris, Bruxelles, Abuja, Addis-Abeba et New York. Nous organiserons des tables rondes à huis clos et des colloques — pensés différemment, orientés vers l’impact.
L’IGPG est né à Paris, mais notre regard est global. De Genève à Nairobi, de Singapour à São Paulo, nous voulons créer l’espace où se pense l’avenir de la gouvernance — un espace où chercheurs du monde entier, décideurs, entrepreneurs du monde et responsables d’ONG peuvent se parler sans protocole.
Une question guide mon action depuis toujours, et elle guide aujourd’hui l’IGPG : « Quelles institutions devons-nous bâtir aujourd’hui pour garantir liberté, efficacité et coopération aux générations futures ? »
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. Mais je suis convaincu que nous ne les trouverons pas en répétant les recettes du passé.
Rejoignez-nous. Le chantier commence maintenant.
Noah Conte
Fondateur & Directeur exécutif
Institut pour la Gouvernance et la Politique Globale